Monday December 18, 2017 
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 :: Texts in French [31] 
 Création divine  615 
    by : Marcelle Roujade   [Août 5, 2010]
 Création divine

Nature, spectacle hors du commun.

Théâtre de verdure, sérénité mystique.

Décor aux couleurs changeantes des saisons.

Parfum de la vie, parfum de la nature de la vie.

 

Photo : Bob Moseley with authorisation

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 La mort, un début  611 
    by : Marcelle Roujade   [Novembre 23, 2009]
 La mort, un début

La mort n'est pas la fin d'une vie mais le début d'une aventure.

La mort c'est le but ultime d'une existence c'est aussi la base de la tapisserie de notre vie.

La naissance est le seul moyen qui permet d'obtenir ce but car sans elle, il est impossible de mourir.

Entre la naissance et la mort, il y a la vie. La vie est elle-même un courage et une gaité.

Malheureusement il y a les poisons de la vie quotidienne, et des jours ordinaires.

Cependant les antidotes : les désirs, les envies, les émotions, un sourire et les moments de compassions sont a portée de main.

Quand le jour de la mort arrivera, la tombe sera le théâtre de notre vie. Quand les cristaux de l'air formeront des larmes, pensez, souriez, et réveillez la mémoire endormie car la mort est en faite que le début d'une très belle aventure.

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 Et si demain je partais ?  599 
    by : Marcelle Roujade   [September 16, 2009]

Et si demain je partais ? Et si je partais pour tout reconstruire ? Et si je m'évadais loin de tout ? J'ai une soudaine envie de partir - mieux de m'enfuir - car lorsque mes aspirations diffèrent des autres, mon entourage se presse de m'inculquer son idéologie passive qui, telle une faucille, moissonne l'ardeur et l'amplitude de mes pensées.

Je voudrais tout recommencer et j'invente demain comme le point de départ d'une vie de liberté. J'imagine demain comme le premier jour d'une nouvelle aventure et que je renoue les fibres d'un voyage commencé, il y des années, sur le chemin des vagabonds.

Et si demain je partais ?

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 La réalité d'un rêve mystérieux  595 
    by : Marcelle Roujade   [Août 18, 2009]
 La réalité d'un rêve mystérieux

J'ai vécu la réalité d'un rêve où pendant un instant j'ai dansé avec un feu pétillant pour attraper une flamme. Il va de soi que ce fut un jeu dangereux, mais les écumes de ma fureur d'aventures et les odeurs des envies ont pailletés cet instant me rendant presque invincible.

Je me suis laissé emporter dans un délire parfumé de contradictions et d'interdictions. Cette flamme si appétissante ; si fixative, m'hypnotisa et devint mon but optimal. Plus rien n'existait, même le reflet de mon existence qui défilait devant moi ne semblait me distraire.

Pourquoi cueillir des flammes : décrocher la lune ne serait-ce pas moins dangereux ?

MR

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 Enfin des vacances  623 
    by : Marcelle Roujade   [Août 5, 2009]
 Enfin des vacances

Le temps de deux nuits à Saint Martin Saint-Martin est une destination qui m'a toujours fascinée. Posée à mi-chemin entre la Guadeloupe et Porto Rico, cette île est un véritable petit joyau, deux destinations, mais une identité unique. En effet, cette île est partagée entre la France et les Pays-Bas. Au pied du fort, ambiance unique. Le Marché de Margot, une visite s'impose, mélange de couleurs, de langues, de cultures.

 

Simson Beach Baie Nettlé

 

Le Fort St Louis domine la ville de Marigot offre une vue sur la Baie de Marigot

 

 Vue Fort St Louis

 

Pour les adeptes de l'aviation, une visite s'impose à Sunset Beach. Sunset Beach est connu pour le jet blasting et le jet spotting.

 

 

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 Rêves  620 
    by : Marcelle Roujade   [July 11, 2009]
 Rêves

Au milieu du parc il y déjà des arbres qui respirent l'air de l'automne. Les feuilles coloriées se décrochent et se promènent en tourbillonnant au gré du vent, qui les pose en mosaïque sur la pelouse anglaise. Je remplace ces feuilles par mes rêves, mes désirs, mes pensées, mes amours et nos promesses en avisant le vent de la vie de les entrainer vers toi.

 

Marcelle Roujade

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 Une passion endeuillée  605 
    by : Marcelle Roujade   [June 1, 2009]
 Une passion endeuillée

Alors que le printemps se lève, le monde de l'aviation s'endeuille.

Un incident, devenu accident, un appareil qui disparait en plein vol.

Quand le monde d'aviation s'endeuille, nous retenons notre souffle.

Et nous prions.

Ma passion n'est autre que l'aviation et j' entends souvent dire que le risque Zéro n'existe pas.

Je pense aux uns et aux autres, et les questions affluent et disparaissent aussi vite.

Une pensée pour les familles.

 

MR

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 Amoureuse de l'écriture  594 
    by : Marcelle Roujade   [Mai 15, 2009]
 Amoureuse de l'écriture

Je suis tombée amoureuse de l'écriture des mots. Je suis tombée en esclavage devant la puissance et la sagesse des textes.

Les mots sont doux comme les arabesques que les amants se dessinent sur le corps. Il y a des mots qui font rire, pleurer, et d'autres qui donnent un sens à la vie quand ils s'enguirlandent autour du cou comme des colliers tahitiens.

Dans le silence de la pensée les mots tombent et effleurent les pages blanches comme les baisers d'une mère sur le visage de son nouveau né.

Je suis tombée amoureuse de la forme visuelle et conceptuelle des mots quand poussée dans mes limites intellectuelles, mes mots traduisent les sentiments éphémères en formant les lignes d'une histoire. Les mots ont une vie, une âme, une mémoire. A travers les mots, le silence d'une vie peut être transformé en rêve parfait comme l'innocence d'un premier amour.

 

Marcelle Roujade

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 Senteur du matin  639 
    by : Marcelle Roujade   [Mai 2, 2009]
 Senteur du matin

J'ai enfin retrouvé ma liberté. J'étais emprisonnée dans un monde sans couleurs. J'ai enfin retrouvé le bouaa du marché et les senteurs du matin que dégagent les fruits et légumes du pays.

J'ai enfin retrouve ma liberté. Cette liberté n'est autre que des mots, des mots qui s'envolent à la recherche d'aventures.

Les mots, couleur mangue, couleur papaye, dégagent une frénésie panoramique d'une vie qui doucement recouvre les pages blanches.

 

 

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 Une semaine en Guadeloupe  700 
    by : Marcelle Roujade   [Avril 13, 2009]
 Une semaine en Guadeloupe

Je voudrais revenir en Guadeloupe après plus de deux décennies à l'étranger. J'ai grandi sur cette île, un eden, pourtant mon destin a voulu que je m'éloigne. Au fond de mon cœur j'ai toujours gardé l'image de cette île d'émeraude. Depuis quelque temps le berceau de mon enfant est bercé par des vagues houleuses de grèves et une crise d'identité. Des hommes audacieux et zélés, primés par la lassitude d'un peuple, face à l'enrichessement illicite, dit-on, d'une minorité, ont soufflé un vent de grève.

Des semaines mouvementées et soutenues par une population partagée, par une opinion mitigée sur le déroulement de cette crise. De la rumeur folle de ses rues, de ses hôtels désertés et de figure au singulier sur les frangés de sable blanc, la Guadeloupe pense, reflète et se bat devant le besoin d'afficher une vérité.

Au milieu d'une crise économique mondiale, le peuple vivote dans une cruelle réalité. Mon cœur saigne pour cette île car, loin de la réalité quotidienne et des craintes nourries par mon éloignement, j'ai du mal à comprendre, à débattre et à soutenir les propos. Je n'ai pas partagé ses souffrances ; je n'ai pas respiré l'air qui a favorisé les manifestations.

J'entends souvent dire : 'Vous êtes des expatriés, vous ne pourrez jamais vivre en Guadeloupe'. Que pouvez-vous faire pour les îles francophones ? Il nous est difficile de savoir si nous pouvons offrir nos connaissances toute en respectant la douleur du peuple.

Pourtant nous formons des groupes d'études, mais pouvons-nous éduquer sans insulter, et sans briser la crédulité du peuple? Nous lançons des idées de création, cependant pouvons-nous créer et encourager à la création d'entreprises sans profiter d'une situation déjà si précaire ? Nous, les expatriés, nous voulons être des visionnaires ou plus profondément de bouées idéologiques et participer à la restauration politique et économique. Ces îles ont des atouts et il faut les faire valoir. Qui pourra le faire sans être un profiteur.

Pendant des semaines délirantes, ce vent a balayé un épais brouillard qui cachait la beauté et la bonté de cette île. Ce vent révélateur est-il porteur d'espoir ?

Pour emprunter quelques mots tirés du livre d'Ingrid Betancourt, ' La rage au cœur' et tout en donnant à chaque circonstance sa propre valeur « imaginez quelle pays nous serions si nous investissons, dans le travail, dans la production, dans la création, dans la famille….il faut inverser les forces, il faut que ce qui est noir devienne blanc... »

 

 

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 Women, les femmes  628 
    by : Marcelle Roujade   [Mars 8, 2009]
 Women, les femmes

une enfant, a baby girl

 

je t'aime, I love you too

 

Jeunesse, Youth (miz London picture)

 

Women, femmes,

 

Wisdom, sagesse.

 

Marcelle Roujade

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 Une nouvelle vie  612 
    by : Marcelle Roujade   [February 25, 2009]
 Une nouvelle vie

Comme chaque année, au mois d'octobre, le président et le Congrès américain déterminent le nombre de réfugiés qui sera accepté sur le sol américain.

Comme chaque années plus de 80.000 personnes du monde entier seront accueillies sur le sol américain. De ces milliers de réfugiés, douze milles proviendront de l'Afrique. Fuyant la misère, la violence et persécution ils entameront un voyage hallucinant de plus de 48 heures. Pour les plus âgés ainsi que pour les plus jeunes ce voyage est comme une naissance.

En un peu moins de six mois, hommes, femmes et enfants doivent apprendre à vivre à l'occidental. De l'utilisation du téléphone aux toilettes, des couverts à l'électricité de la cuisinière au shopping et pour terminer la maitrise des mœurs d'une autre culture leur sera inculquée. Ils sauront aussi leur destination finale. Ces réfugiés sont reparties dans de nombreux états où sont déjà basés des communautés ou les plus chanceux ont déjà un membre de leur famille.

Maintenant tout ce qui sépare les plus chanceux de leur nouvelle vie est l'attente de leur “exit visa”.

L'angoisse de l'inconnue et la peur se lissent sur les visages à la vue d'un objet qui vole et l'idée de marcher dans le vide. Mais l'espoir et la gratitude d'une nouvelle vie vers un nouveau monde les aident à surmonter cette peur.

Dans l'avion qui les emmène vers leur première escale, ils sont confrontés à toutes sortes de regards et à toutes sortes de difficultés culturelles, linguistiques et d'hygiène.

Arrivés en Europe en escale pour leur vol Transatlantique, fatigués par le long voyage, ils s'endorment à même le sol dans la salle d'attente; serrés les uns contre les autres. Le vol Transatlantique qui s'effectue le plus souvent sur des compagnies américaines ne peut être qu'un “clash de culture” à ajouter à un parcours qui semble être dénudé de tout sens.

Après un voyage de plusieurs heures, épuisés mais ivres d'espoir, ils arrivent à NewYork; première ville d'entrée et comme le sont les milliers de visiteurs à leur arrivée en Amérique, ils sont photographiés, “finger printed”. Ce qui les différencie des visiteurs, ils vont récupérer un permis de travail, une carte de sécurité et la carte la plus convoitée: The green card.

Pour la plupart, le voyage continue. Repartis vers une cinquantaine de villes, ils seront accueillis par les membres une association humanitaire, et par des communautés d'origine qui les aideront à s'installer.

Pendant six mois, ils seront épaulés et sponsorisés par l'état américain. S'ils le veulent, après quatre ans, ils peuvent faire leur demande pour devenir citoyen américain.

Pour les plus âgés, un nouveau monde, une nouvelle vie, une vie réinventée, mais les photos du passé sont si encrés dans la mémoire. Pour les plus jeunes un nouveau monde, une nouvelle vie mais toujours avec les grands parents pour raconter « Quand j'étais jeune, quand j'avais ton âge »

 

Marcelle Roujade

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 L'argent n'achète pas tout  623 
    by : Marcelle Roujade   [Janvier 24, 2009]
 L'argent n'achète pas tout

Quelqu'un m'a envoyé ce message. Je le partage avec vous

L'argent peut acheter le plaisir… mais pas l'amour;

On peut acheter un spectacle……. mais pas la joie;

On peut acheter un esclave……… mais pas un ami;

On peut acheter une femme………. mais pas une épouse;

On peut acheter une maison……… mais pas un foyer;

On peut acheter des aliments……. mais pas l'appétit;

On peut acheter des médicaments…. mais pas la santé;

On peut acheter des diplômes……. mais pas la culture;

On peut acheter des gardes du corps mais pas la sécurité;

On peut acheter des livres……… mais pas l'intelligence;

On peut acheter des tranquillisants mais pas la paix;

On peut acheter des indulgences…. mais pas le pardon;

On peut acheter la terre……….. mais pas le ciel.

 

Auteur??

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 Danser sur les vagues de joie  611 
    by : Marcelle Roujade   [Janvier 11, 2009]
 Danser sur les vagues de joie

Peux-tu danser sur les vagues de joie

Comme un bateau sur une mer d'outre droit.

Poussés par le vent docile d'une nuit noire,

Oublions pour un instant nos déboires.

 

Peux-tu conjuguer au présent, vouloir

Sans toutefois remplir la mémoire

D'instants chaloupés de devoirs,

Ou un mal ensorcelant affaibli le pouvoir.

 

Peux -tu t'adonner à cœur de joie

En jalonnant les traces tissées de fil de soie

Sous le regard des oiseaux de proie.

Partons vers les hauts, deviens mon roi.

 

Marcelle Roujade

Painting : used with thanks

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 La magie de Noël a Londres  604 
    by : Marcelle Roujade   [December 13, 2008]

Dès le mois de Novembre, la magie de Noël s'empare de Londres. C'est avec ferveur que la capital se transforme en véritable ville féerique. Une fin de journée givrée en perspective, je pars flâner aux quatre coins de la ville en découvrant les milliers de guirlandes qui scintillent sur une noirceur profonde de Décembre, et qui éblouissent par leurs couleurs et leur splendeur. Venez avec moi à Harrods, grand magasin de luxe, un lieu de pèlerinage pour des milliers de touristes. Cet incontournable magasin où le client est roi, se transforme en antre du Père Noël débordant de guirlandes et de cadeaux.

 

A Hyde Park, le Winter Wonderland avec son marché, sa patinoire géante, sa grande roue émerveille les petits comme les grands.

 

En cette période magique de Noël, Londres ne serait pas le même sans les illuminations et les éclairages mythiques d'Oxford Street et de Regent Street. Avec un décor enchanteur, les rues, les vitrines des grands magasins revêtent leur plus belles décorations de Noël.

Excentriques ou traditionnels, il y en a pour tous les goûts, car c'est un véritable festival de couleurs, un spectacle qui illumine le visage de milliers de touristes du monde entier.

Continuons à Trafalgar Square où est dressé un arbre de Noel d'une hauteur de 20 mètres. Chaque année depuis 1947, la Norvège offre un sapin de Noël à L'Angleterre en remerciement de son soutien lors de la 2eme guerre Mondiale.

Après l'effervescence d'une belle balade, pourquoi ne pas finir la soirée dans le West End, où les théâtres affichent les pantomimes, ici et là.

Ou alors au London Coliseum en la compagnie de L'English National Ballet.

 

Et enfin pour clôturer la soirée, un verre de mulled Wine et un mince pie.

 

Marcelle Roujade

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 La Jamaïque  604 
    by : Marcelle Roujade   [November 21, 2008]
 La Jamaïque

Une invitation pour la Jamaïque m'a laissé un peu perplexe. Cette île nonchalante dit-on est une destination encore peu visitée. Elle invite à la découverte des paysages idylliques et des plages lisses de sable blanc. Cependant je me demande ce que cachent ces paysages. La Jamaïque, berceau du Rastafarisme et bien sûr de la musique reggae sera le lieu d'accueil pour deux semaines d'écriture et de séminaires. Baignés par la mer des Caraïbes et bercés par le rythme de la musique Reggae, c'est dans ce cadre que des d'écrivains, des poètes, des journalistes seront réunis pour des échanges littéraires, des moments de partage et un temps de loisir.

Pendant une semaine Négril, située à l'extrême ouest de la Jamaïque, sera mon point d'accueil.

 

Marcelle Roujade

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 Je me tais  632 
    by : Marcelle Roujade   [Novembre 13, 2008]
 Je me tais

Je me tais et j'écoute

Le silence des mots.

Je me tais et j'écoute

Pour mieux comprendre

Car les choses me parlent.

 

 

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 Guy Fawkes  624 
    by : Marcelle Roujade   [Novembre 5, 2008]
 Guy Fawkes

Sous le règne de Queen Elizabeth I, du 15 Janvier 1559 jusqu'à sa mort le 24 Mars 1603, les catholique anglais étaient persécutés. Après sa mort, son successeur James I, né pourtant d'une mère catholique, était moins tolérant envers la religion catholique. Un groupe de jeunes hommes, treize au total a décidé que la violence était le seul moyen de persuasion. Sous les ordres de Robert Castesby, le groupe a concocté un plan pour faire sauter The Houses of Parliament. Simple plan, de se procurer une trentaine de barils de poudre à canon et de les cacher sous The House of Lords, et puis tout simplement d'y mettre le feu. Ils pensaient du fait assassiner le Roi, le Prince of Wales et The Members of Parliament. Enfin, tout ceux qui à leurs yeux menaient la vie dure aux catholiques. Néanmoins, de ce petit groupe a jailli une incertitude. Des mots et des lettres ont été écrits, des mots et les lettres ont parcouru les couloirs du palais royal. Guy Fawkes, un des jeunes homme du groupe, a été choisi pour mettre le feu, grâce à ses aptitudes militaires et son expérience avec les explosifs. Alors que le jour donnait naissance a la journée du 5 Novembre, malheureusement pour lui, alors qu'il se trouvait dans la cave de Parliament avec trente six barils de poudre, il fut arrêté, torturé et exécuté. Et ce soir là, le 05 Novembre 1606, des feux de camps ont été allumés pour célébrer une victoire, un défaite, qui sait ! Car sachez que le Monarque ne visite le Parliament qu'une fois l'an pour “the State Opening of Parliament”. Depuis, chaque 5 Novembre, l'Angleterre fête Bonfire Night.

 

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 Au jour comme à la nuit  612 
    by : Marcelle Roujade   [Octobre 28, 2008]
 Au jour comme à la nuit

Comme un grand maitre, d'une main légère et apte,

La douceur de la nuit a balayé encore une fois

Les valeurs des frontières que des pinceaux de soie

Ont peint sur les dernières minutes de clarté.

 

L'image inédite d'une lune argentée

Révérée par des myriades d'étoiles étincelantes

Reflète sur une mer lisse des fables qui

Défilent sur les écumes comme une imagination enfantine.

 

A l'aube, le crick- crack des raconteurs d'antan

Se mêle aux litanies des oiseaux,

Et sur l'horizon lointain, les flammes pétillant

Du soleil semblaient colorier notre histoire.

 

Marcelle Roujade

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 Rencontre sur le net  634 
    by : Marcelle Roujade   [Octobre 19, 2008]
 Rencontre sur le net

Parlez-moi de vous, vous m'avez demandé.

Certes, me suis-je dit cédant à la convoitise de cette invitation.

Mais je ne vous dirai rien de trop révélateur

De ma vie de mère et d'épouse.

Mais à travers mes écrits je vous décrirai

Avec un scepticisme plutôt mitigé

Les aventures communes à ces personnages:

Une femme, un écrivain, une marchande de rêves.

Je vous éblouirai certainement par le récit

Haletant de mes milles voyages imaginaires.

Je vous ferai surement rire jusqu'aux larmes

En partageant des moments inoubliables de joie.

Je vous confirai peut être mes moments d'amour,

En vous faisant envier mes exploits de toutes sortes.

Je vous éclabousserai joyeusement de mes éclats de rire

En vous racontant les histoires les plus drôles.

Je vous emmènerai vadrouiller au pays des fantasmes

En vous demandant de fermer les yeux.

Mais dites-moi une chose: partirez-vous

Quand je vous parlerai de taciturnes ?

Poserez-vous un filtre pour limiter

L'afflux des fleuves d'émotions?

Sécherez-vous mes larmes qui parlent ?

Effacerez-vous les mots qui pleurent ?

Supprimerez-vous les craintes

Qui troublent mon horizon?

Disparaitrez-vous à l'instant d'un clic ?

Parlez-moi de vous, vous m'avez demandé,

Certes, ne sommes-nous pas au pays du virtuel

Où tout est éphémère !

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 Un long silence  616 
    by : Marcelle Roujade   [Octobre 10, 2008]
 Un long silence

Les souvenirs de notre amour déjà si lointain réchaufferont doucement, à jamais, les sentiments ensevelis. Nous avons été emportés par un amour fou et passionné. Il ne faudrait surtout pas délaisser nos souvenirs...

Nous avons vécu notre amour en oubliant nos responsabilités. Nous avons vécu en amants arrogants. Dans mes jours j'écris. Cela m'occupe et lentement, je me perds dans le temps. Je peux enfin dire ce que je pense, ce que je ressens. Les heures passent ; la douceur de l'été indien m'envahit puis les soirées fraîches de l'automne approchent. Elles vont bientôt faire place aux courtes et froides journées de l'hiver. Dans mon cœur, je garde la chaleur de ton sourire tout comme le son de ton rire généreux et contagieux. Je conserve le souvenir de nos nuits, de nos tendres caresses, faites de chaleur et de douceur partagée. Cela me fait sourire de me remémorer les mots si tendrement murmurés...

Je continue ma vie sans toi, mais avec toutes les questions restées sans réponses. Avec les mots vides et vains, avec des incertitudes pitoyables. Avec ton silence. Avec les malentendus. Avec mon désespoir. Avec le respect que je t'ai toujours témoigné. Quand les questions sont sans réponses, la confusion règne. Et avec elles les blessures inutiles, les mots tranchants trop vite dits, les paroles que l'on essaye d'oublier à l'aide de pardon sincère.

Je garde sur mes lèvres le goût amer de notre dernier baiser. Une amertume profonde. Mais il ne faut rien regretter... Mais comment puis-je continuer sans ton amour alors que je t'aime depuis si longtemps ? Quand cela fait mal, je pense aux moments de bonheur partagés avec toi. Dans cette évasion furtive, j'ai connu,des années de bonheur, des instants magiques, des moments de liberté irréels.

Mon but est de comprendre ce qui s'est passé. Des raisons, il n'y en a peut-être pas... Vivre avec des “C'est mieux comme ça” me donne la force de poursuivre les désirs de mon cœur et de comprendre, car je ne serai jamais satisfaite. Pour moi, se sont des mots qui cachent une multitude de sentiments très difficiles à exprimer. C'est trop facile de les lancer puis de tourner la page !. J' aurais dû me battre, mais je t'aime trop pour le faire. De plus je n'ai plus d'arguments pour convaincre, plus rien à offrir. Mes larmes sont pauvres et asséchées. De toute façon, elles ne sont que des larmes futiles et impuissantes dans ce monde sans merci envers les amants prétentieux que nous étions.

Tu as donné raison aux autres, face à l'amour simple et sincère que je te portais.

Mon cœur saigne. L'ombre du doute est tombée sur ce cœur blessé. De la haine, j'aurais pu en avoir, mais au plus profond de moi, il n'y a de place que pour l'image d'un amour perdu, enseveli dans le silence. Comme une injure lancée inconsciemment. Comme un mépris, comme une intimidation, comme une humiliation.

J'ai beau me dire que tout cela n'en valait pas la peine, mais quoi que je fasse, tu demeures obstinément mon point de repère. Mes douleurs intérieures s'apaiseront un jour, mais pour le moment, elles sont sources d'inspiration.

Dans cet exil sentimental, j'apprends la sagesse. De notre histoire, je me souviens de ton sourire, de ton rire si gai et des années de bonheur passées à tes côtés. Je conserve surtout l'image de ton regard rempli des mille sentiments que les mots ne peuvent plus exprimer. Au fond de tes yeux, j'ai lu des messages secrets. Dans notre histoire d'amour, tu as touché mon cœur et mon âme. Avec des gestes et des mots simples tu m'as redonné goût à la vie. Tu m'as donné la force de me regarder dans le miroir. Un cœur meurtri est sorti de ces épreuves, un cœur cherchant en vain une solution pour fuir cette douleur lancinante. Je suis consciente, chaque jour, de cette mélancolie dans laquelle je baigne malgré moi. Avons-nous été les victimes d'un amour défendu ? Nous sommes-nous laissés guider par la curiosité d'un amour passé ? Avons-nous vécu au présent un amour d'antan ? Avons-nous versé des larmes pour cet amour perdu ? Cette séparation est-elle la rançon d'un amour naturel mais interdit ?

Nous avons outrepassé les limites de l'amitié. Tu m'as fait découvrir des sensations inédites et interdites. Peut-être devrais-je accepter les “C'est mieux comme ça” mais tu me connais : je ne cesse que lorsque je suis satisfaite de la réponse.

Dans mon exil et dans mon refuge, je recherche le goût de tes lèvres et la chaleur de ton corps. Un petit tison de ta chaleur pour réchauffer mes tristes nuits d'hiver.

Nous avons vécu notre histoire d'amour sous les yeux d'observateurs impuissants. Certains nous ont regardés avec un sourire inquiet et d'autres ont adressé des commentaires dérisoires. A ceux-là je dis zut ! D'autres ont protégé notre intimité à leurs dépends. Ceux-ci, je les remercie.

Nous sommes arrivés à la fin de notre histoire d'amour comme lorsqu'un voyage qui se termine. Alors je m'accroche.

J'ai très envie d'entendre ta voix. Mais cela ne m'est plus possible : je dois respecter la décision prise... Je te garde simplement dans ma mémoire...

Je te dis bonsoir et je te dis bonjour. Je te parle dans mes rêves .

 

 

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 Un Jeu  612 
    by : Marcelle Roujade   [Septembre 2, 2008]
 Un Jeu

La douceur d'un regard est le début d'un jeu.

Tout ou rien, pas de vainqueur, pas de vaincu.

Un sourire en retour est une acceptation ou le hasard compte sur la cupidité.

La douceur d'un regard est le début d'un jeu ou la curiosité convie le destin à la table.

Et au petit bonheur la chance, Le sort distribue les cartes.

La douceur d'un regard est le début d'un jeu quand l'aventure crie :

Les jeux sont fait

Et quand les dés sont jetés

Plus de place pour les regrets.

Quand la douceur d'un regard est le début d'un jeu,

Il faut savoir jouer au jeu de l'amour.

 

 

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 Hier soir  632 
    by : Marcelle Roujade   [Août 16, 2008]
 Hier soir

Hier soir, tu m'as épaté, m'as-tu dit d'une voix envoûtante et d'un sourire ravageur. Le souvenir de ce moment, je garderai toujours. Tu sortais de ton bain, un drap de bain autour de la taille. A travers un filtre de lumière m'est apparue la silhouette bronzée et humide de ton corps. Avec un regard d'artiste admirant son chef-d'œuvre, mes yeux se sont fixé sur ce corps luisant et séduisant. Laissant mon imagination devenir une réalité, je me suis avancé vers toi, et, sur cette peau basanée, j'ai dessiné des spirales. Comme ensorcelée par ce moment magique, j'ai couvert ton corps humide des baisers infinis, des câlins, te faisant durcir de plaisir.

Mes sens ont été éveillés par la volupté d'une effigie naturelle, et aux couleurs d'ébène qui cherchait à s'évader. D'un geste assuré, je l'ai libéré, et enrobé des caresses sensuelles.

Comme charmée par une musique angélique, cette merveille d'une taille magnifique s'est dressée, pleine de promesse de bonheur. Elle était aussi belle qu'une cariatide et outre sa beauté sublime, sa volupté m'a ensorcelé.

Je me suis avancé vers ce qui me semblait être un délice. Et d'une langue agile et preste je l'ai taquiné délicatement.

A travers mes lèvres de soie, douces et chaudes, sans vergogne je l'ai glissé soigneusement jusqu'à ma gorge profonde. La passion du moment m'a emporté dans un état illicite d'ivresse.

Je me suis laissée bercer par le rythme ensorcelant de la musique qui n'était autre que le souffle de ton plaisir grandissant.

Et avec un cri de guerrier triomphant, j'ai reçu ma plus belle récompense.

 

 

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 La douceur d'un regard  615 
    by : Marcelle Roujade   [Juillet 27, 2008]
 La douceur d'un regard
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 Vous êtes très belle  638 
    by : Marcelle Roujade   [Juillet 13, 2008]
 Vous êtes très belle

- Vous êtes très belle, me dit-il, d'un sourire énigmatique.

Je le regarde, très surprise par cette affirmation. Je me savais belle mais me le dire sur les quais en attendant le train fut une première

  -Je peux vous offrir un café, continue-t-il sur ce même ton.

Un sourire mitigé fut la réponse à cette curieuse demande.

Les jours s'enchainaient et certains jours, il promenait sa demande sur les remparts de la gare. Epuisée, j'ai enfin accepté. Cet homme je lui dois tout d'avoir été si tenace. Ce bel homme, la quarantaine, a su bousculer ma vie et a troublé mes habitudes. Cet homme, allure business man, chevelure grise, yeux bleu, était beau, tout simplement beau. Il m'a par la suite avoué avoir été confronté à une femme à la couleur sapotille, aussi mystérieuse que séduisante. La douceur de ses yeux s'est posée sur une femme d'une beauté de jeunesse, aussi souriante et décontractée qu'une jeune femme de vingt ans.

Sans le savoir j'ai infiltré son esprit et suis devenue une fascination au milieu des visages hagards qui dérivaient comme des fantômes sur les quais de l'absence…

- Vous êtes très belle me dit-il toujours d'un sourire énigmatique.

 

Marcelle Roujade

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 Le solstice de l'été  599 
    by : Marcelle Roujade   [Juin 20, 2008]
 Le solstice de l'été

Le jour du solstice de l'été, Comme un grand maître,
Un vent tiède de l'aurore a balayé la scène que des pinceaux de soie ont peint sur les dernières minutes d'un sommeil agité. Une image inédite d'un soleil encerclé de feu. Inépuisées d'énergie, ses lignettes flambées chassent les dernières ombres de la nuit qui nous racontaient les tyrannies obscures d'une vie, volant les essaims de rêves enfantins enfuis dans la mémoire. Le jour du solstice de l'été, le soleil, grand maitre des glèbes de midi, paresse sa majestueuse grandeur au zénith du ciel.
A minuit, perché au sommet d'une terre sans lune, on voit le crépuscule se promener sur la voie du Nord.

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 Enfin l’été  592 
    by : Marcelle Roujade   [Juin 14, 2008]
 Enfin l’été

Enfin l'été, cette saison tant attendue nous file entre les doigts.
Mes joues saluent les pluies fines qui s'écrasent tendrement sur mon visage avancé en offrande.
Venez, posez-moi un doux baiser sur les lèvres humides et délicieuses.
Suivez la perle de crystal parcourant les lignes de ma vie avant de mourir amoureusement au creux de la naissance de mes seins.
Enfin l'été, cette saison tant attendue nous file entre les doigts.

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 Un amour trahi  626 
    by : Marcelle Roujade   [Juin 4, 2008]
 Un amour trahi

Un amour qu'on trahit

Un prénom qu'on bannit

Un sourire qu'on oublie

Une larme qu'on verse

Une réalité qu'on masque

Une pensée qu'on repousse

Une interlude qu'on termine

Un chemin qu'on évite

Un regard qu'on esquive

Un amant qu'on laisse

Une détresse qu'on étouffe

Un numéro qu'on efface

Une amarre qu'on largue

Une rupture qu'on pleure

Une image qu'on éloigne

Un voyage qu'on achève

Une aventure qu'on raconte

Un souvenir qu'on partage

Le temps d'une écriture

Car ce souvenir m'appartient.

 

 

Painting :V. V.DeBruyne

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 Un mariage de culture  601 
    by : Marcelle Roujade   [Mai 11, 2008]
 Un mariage de culture

Le mariage de deux êtres, deux cultures et beaucoup d'idiomes.

A Londres c'est une chose courante de voir deux différentes cultures se côtoyer. Le week-end dernier, deux êtres outre les divergences des lieux où ils grandissent et les divers pays visités, se sont unis.

Elle, c'est une boule d'énergie qui ne s'arrête à rien. Elle est une belle jeune femme antillaise, toute menue, aux parfums exotiques de la caraïbe.

Lui, une très belle carrure d'homme latino- anglais. Derrière un visage d'enfant se cache un jeune homme cultivé, respectueux et un peu timide au premier abord.

C'est en suivant l'empreinte culturelle qu'ils se sont rencontrés, dans une salle de Salsa.

Pendant deux années ils ont découvert les joyaux d'un amour concret comme dans un feuilleton à l'eau de rose, de ce fait ils ont décidé de se marier. La préparation était pleine d'anecdotes haletantes et savoureuses du début à la fin.

Où se marier, fut leur premier grand débat. Finalement c'est Londres qui a été choisi car plus facile d'accès pour tout le monde. La semaine avant le mariage était remplie de situations passionnantes. Les gaffes monumentales ont été évitées de peu. Tout cela a permit de bien rigoler et stocker de jolies souvenirs.

Un simple mariage, une réception où deux cultures se sont embrassées.

Une identité antillaise très bien servie par la ferveur musicale qui habite les cadences chaloupés du Gwo ka.

Une réponse costaricaine bien appliquée, la dance des mariés était tout naturellement une salsa.

Si la musique était une monnaie alors nul n'aurait besoin de s'exprimer en Anglais, en Espagnol, en Français, et dans les dialectes dérivant de ces langues.

Si l'amour peut tout changer et si l'amour est au centre de leur couple alors quand viendra le poids du chagrin, l'amour règnera.

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 L'amour en cage  610 
    by : Marcelle Roujade   [Avril 4, 2008]
 L'amour en cage

Dans l'intimité d'une nuit lourde et humide tu m'as demandé me m'allonger contre ton corps enflammé de désir. Avec une expression tendre, j'ai accepté cette demande dangereuse. Cette demande délicate dégageait une sensation à la fois douce et cruelle, envoûtante et alarmante. Malgré moi, je me suis couchée sur toi, dans un grand lit profond et chaud de passion. Je sentais le rythme tumultueux du battement de ton cœur contre le mien.

D'un geste attentif et langoureux, du bord des lèvres j'ai couvert ton visage des baisers fougueux. Je me suis accrochée à tes lèvres qui me murmuraient tes secrets, tes pensées romanesques et véhémentes. Tu m'as fait frissonner en goûtant à mes seins galbés. Tes yeux félins ont reflétés mes désirs, des désirs de tendresses infinies, d'instants intimes, de bonheur sensuel.

Nous étions chez moi; confiante et vulnérable je me suis abandonnée à toi, dans cet amour fou, aux caresses au goût de miel. Confortablement blottie contre ton corps luisant, nous avons dormis comme tous les amants du monde, en sérénité au milieu d'un moment de tendresse.

Pourtant ce bien fugace a disparu le temps d'une sonnerie. Ton téléphone a sonné et comme hypnotisé par cet appel tu es parti. Te demander de rester était futile. Cloutée, tu m'as laissé sur le seuil de la porte, tu es parti sans un mot, sans te retourner, sans me dire adieu.

J'ai attendu, fébrile, que tu te retournes. Si tu l'avais fait tu aurais vu couler les perles de larmes brûlantes.

J'ai suivi du regard l'ombre de mon amant jusqu'à son engouffrement dans la noirceur de la nuit.

Je sais maintenant que je ne peux plus le retenir. Pour assoupir cette impression d'abandon et de mélancolie je me suis versé un verre de whisky coca et je suis retourné me coucher.

Quelques heures de bonheur dans ce grand lit où a coulé un fleuve de passion. Maintenant je suis seule. Ma seule réalité, une nuit noire. Le lest du silence était lourd et insupportable. Il s'étiolait lentement comme pour prolonger mes douleurs déjà si profondes. Longue est la nuit quand on ne peut pas retenir celui qu'on aime.

Quelle heure est-il, je me demande? Le sommeil me résiste. Je ferme les yeux et dans ce silence je cherche une faille pour dissimuler le mal qui me ronge. Je me console alors en réécoutant tes promesses, tes aveux entrecoupés de souffle de l'amour. Je cherche ton corps dans ce grand lit profond mais je ne retrouve que la fragrance de notre corps à corps entremêlé, de mes chimères et de mes effrois. Je me rappelle qu'il y a quelques instants, du bout des doigts tu effleurais mon corps frémissant de désir. Tu as fait naitre en moi une sensation envahissante et un plaisir illicite qui ne cessait de grandir.

Je me retrouve maintenant comme une damnée. Esseulée, je déplore ce moment de bonheur, ce moment de malheur. Au diable plaisirs éphémères.

Alors je caresse l'empreinte invisible que nos corps ont laissée et je me noie dans l'ivresse de la nuit silencieuse. Aussi difficile soit-il, je dois être forte. Une tranche de la nuit s'est évaporée, une tranche de ma vie s'est terminée. Je la ferme comme un livre. Pourtant il y a des pages qui se sont soulevées, comme entraînées par le rythme d'une mélodie craquante créée par le feu de notre passion. Aminée par un amour simple et sincère je la referme.

A l'embrun du matin, j'ai cru entendre le doux son de ta voix.. J'ouvris la porte en espérant voir ton sourire contagieux, mais sur le seuil de la porte, personne n'y était. Intriguée je regarde autour de moi en pensant que ma douleur me joue des tours.

C'est alors que je me rends compte que c'était en fait la brise matinale qui taquinait le manguier et les bananiers plantés autour de la maison. Les feuilles, sous la direction de la brise et en commun accord avec le chorus matinal, m'ont fredonnées un refrain mélodieux, un refrain entrecoupé de rires et d'anecdotes.

“Laisse-le partir,

C'est mieux comme cela.

Ferme les yeux, ouvre ton cœur.

Ecoute la chanson que t'offre la brise.

Hier n'y est plus, aujourd'hui est la, demain viendra.

Ton bonheur tu le trouveras.”

Ce refrain d'un air croustillant de caresses m'a fait sourire à la nature.

Le soleil révélait les lignes de l'horizon en étalant les prémices de mes lendemains. Alors doucement j'ai libéré mon cœur. J'ai glissé les mots que les ombres de la nuit et la brise matinale m'ont gentiment soufflés.

 

Marcelle Roujade

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 La Chine Impériale  619 
    by : Marcelle Roujade   [Février 29, 2008]
 La Chine Impériale

La Chine Impériale, un pays aussi grand qu'un continent. Notre voyage fut un voyage épique du début à la fin, survolant en autre la Russie et la Mongolie. Un voyage au dessus des paysages toujours enneigés, des plaines et des chaînes de montages au nom que je ne puisse prononcer.

 

Arrivés à Beijing en début d'après midi, un hôtel, chaîne européenne qui étalait un luxe visible au premier regard, fut notre demeure pendant cinq jours. Sans tarder nous avons fait le tour du quartier le plus proche. Notre première impression de Beijing fut la bonté et le sourire du peuple.

Le lendemain fut une journée à ne pas oublier. Le petit déjeuner, prit au 12eme étage dans une salle qui conciliait un luxe et une abondante nourriture, nous offrit aussi une vue de la ville impériale. Chaque matin nous avions le précieux devoir de regarder les chinois vaquer à leur besognes. Mes enfants étaient fascinés par le nombre de vélos; alors chaque matin, ils s'amusaient à les compter. Le vélo est partout, vieux, jeunes, tout le monde utilise ce moyen de transport.

Après notre petit déjeuner, une journée en excursion. Nous nous sommes dirigés vers Les tombeaux de Ming. Nous sommes passés devant la construction du village Olympique. Un contraste irréel avec l'architecture chinoise, mais un paysage d'une beauté rare. Notre journée qui avait commencé sous un soleil timide changea de manière drastique à l'approche des tombeaux. Cependant, notre visite fut remplie d'images qui resteront imprimées dans notre mémoire pour toujours. Les tombeaux de Ming se sont avérés être un endroit spirituel reflétant un calme et un silence qui transcendait le temps.

 

Il faut rajouter à cette image féerique la Cité Interdite. Située au centre de Beijing, la Cité Interdite est le palais impérial de Beijing. Elle est d'une majesté céleste et une envergure sans pareille. Elle fut construite par l'empereur Yonde. Comment a−t−on fait pour construire cela? ont demandé mes enfants toujours ébahis par l'architecture et la simplicité des monuments. Nous avons fait de la Cité Interdite notre place favorite. Elle est pleine d'histoires, de couleurs et d'émotions. Au sud de la Cité Interdite s'étend la place Tian'anemen, sous l'imposante statue de Moe Zedong et bien sûr, sous les yeux veillants de la Garde Impériale. Sur cette place enrichie de souvenirs et d'émotions, des étudiants étaient en quête de rencontres, cherchant à tout prix à approfondir leur connaissance de langue étrangère. Nous avons fait la connaissance de deux jeunes chinoises éprises des aventures et des voyages de mes enfants. Nous avons aussi rencontré un jeune chinois étudiant en Anglais. Un peu sceptique je lui ai demandé de nous recommander un restaurant local.

 

A travers les petites ruelles labyrinthiques juste à coté de Tian'anemen Square, il nous a fait découvrir un petit restaurant où il prend ses repas. Ces petites ruelles pleine de vie, nous a−t−il explique vont être détruites pour faire place aux gratte−ciels. Ceci au nom du progrès, pour être aux normes pour les jeux Olympiques de 2008. Quel dommage de voir disparaître les traditions et l'architecture! Ces petites ruelles où le temps s'arrête semblent être une attraction à elles seules. Elles sont bordées de magasins traditionnels, restaurants locaux et de marchants ambulants.

Nous nous sommes arrêtés devant un restaurant qui à première vue semblait propre et décent. Un restaurant local bien rempli à cette heure de la journée. Je regarde un peu timide. Sous le regard amusé de l'étudiant il nous commande notre repas et avant même de le remercier il s'éclipse. Sans hésitation, nous avons apprécié notre repas car autour, on entendait parler l'anglais, le français, l'allemand. Ce qui m'a surtout étonné c'est la qualité du repas et le prix à la fin.

Paradoxalement, sur les trottoirs, nous avons rencontré des dizaines de familles mendiantes. Les enfants ont été surpris par ce fait. Ils ont pris en passion une femme mongolienne et sa fille âgée d'environ dix−huit mois. Une enfant d'une beauté parfaite. Tous les jours elles étaient là à mendier. Ma fille a décidé un jour de leur donner la moitié de notre budget du dîner. Une très bonne intention, je me suis dit, malheureusement nous les avons cherchées, mais elles n'étaient pas à leur place habituelle. La question qui suivit fut sincère et naïve de la part de ma fille. Pourquoi ne pas adopter l'enfant ? Comment expliquer les difficultés de ce processus? Un après midi de shopping au souk Market doit être au programme. C'est un marché couvert où tout doit être marchandé. C'est un affront de ne pas marchander, nous avait dit notre guide. A Beijing nous avons décidé de marcher le plus possible. Il y avait des rues à explorer, des rues pleines d'histoires. Nous avons pris le temps d'apprécier Beijing et son peuple.

Un soir sur le chemin du retour vers notre l'hôtel nous avons remarqué un homme qui mendiait. Un être humain qui était méconnaissable. Il semblait être brûlé à 90% de son corps. Mes enfants sont restés figés devant cet homme. Pris de compassion nous avons posé entre ses mains brûlées l'argent que nous avions gardé pour la femme et sa fille. Un geste humanitaire? pas du tout, un geste de compassion peut être. Pour moi nous avions une opportunité de partager notre richesse. Je ne suis pas riche. Mais en regardant mes enfants j'ai compris que je suis riche en esprit. Je suis libre d'aimer, de voyager, de marcher, de voir, de rire, de pleurer. Cet homme, peut être pleurait−il? Souriait−il? Je ne sais pas, car ses larmes, son sourire nous étaient invisibles.

De notre séjour à Beijing nous gardons un souvenir incroyable. Nous gardons le regard des chinois posé sur nous. Ils étaient fascinés par une femme à la couleur sapotille, un jeune garçon à la couleur de la méditerranée et une jeune fille dotée d'une beauté impériale. Un mélange incompréhensible aux yeux d'un peuple impérial.

Photos : V. DeBruyne ©

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 tags :  Chine Impériale - voyage épique - bonté et sourire du peuple - tombeaux de Ming - simplicité des monuments - souvenir incroyable - 
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